
Dominiqu

The XX -

Danger Mouse & Sparklehorse - Dark Night Of The Soul : Classe, élégance, intelligence. "Dark Night Of The Soul" rassemble toutes les qualités, pour tout dire c'en serait même suspect. Dieu merci, l'album survit à ses promesses ou presque. On ne s'ennuie que très peu (un exploit dans un tel album collaboratif) et les meilleures chansons sont tout simplement des chefs-d'oeuvre. This Mortal Coil est encore très loin, mais cette tentative kamikaze dépasse largement l'anecdote.
Future Of The Left - Travels With Myself And Another : j'ai déjà parlé de ce brulot sur Indiepoprock.net, je vous invite à relire ma chronique, je n'en ai pas honte.
Phoenix - Wolfgang Amadeus Phoenix : Si l'on excepte quelques incursions plus étranges qui ne masquent qu'imparfaitement la totale uniformité de l'ensemble, le dernier album de Phoenix nous propose dix fois la même chanson. Qu'importe : cette chanson quasi-unique, ce titre pop merveilleusement écrit, arrangé, tout en efficacité et en élégance, on a envie de l'écouter cent fois, mille fois. 1901 fois pour tout dire...
Passion Pit - Manners : L'album pute de l'année. Une succession de tubes décomplexés, qui visent simplement à provoquer l'euphorie et y parviennent parfaitement. Il n'est pas dit que je me souvienne longtemps de "Manners", mais son évanescence hédoniste a vraiment égayé mon année.
P.O.S. - Never Better : rageur, oppressant, sombre, violent. Quand le hip-hop rencontre intelligemment le rock, ça donne "Never Better". Ca frappe fort et juste, comme souvent chez Rhymesayers.
School Of Seven Bells - Alpinisms : Cet album reste pour moi une superbe curiosité. Il n'est pas passionnant de bout en bout et recèle plusieurs temps morts, mais lorsque la formule fonctionne et en particulier au cours d'une première moitié d'album de très haute volée, "Alpinisms" stupéfie, rassemblant des dizaines d'influences complètement antinomiques avec un naturel confondant. Des voix divines s'entremêlant face à un mur de guitares saturées, le tout chevauchant des rythmes qu'on pourrait croire pondus par Leftfield : je n'en avais pas forcément rêvé mais depuis que School Of Seven Bells l'a fait, je me dis que j'aurais dû.
En marge de ce palmarès subjectif, je m’interroge sur la domination écrasante de certains groupes dans l’ensemble des classements 2009. "Merriweather Post Pavillion d’Animal Collective", en particulier, phagocyte tous les suffrages : c’est pour moi une véritable source d’incompréhension, malgré de multiples tentatives je ne parviens toujours pas à écouter cet album de bout en bout...
Pour être exhaustif je me dois de mentionner une découverte tardive que je dois aux tops de mes amis indiepopeux : "Post-Nothing" des Japandroids ressemble fort à une merveille. Je ne l'ai pas encore assez écouté pour donner ici un avis définitif mais cet album distille un goût de reviens-y bien enivrant... A suivre !