17 mai 2009

Auditeur tortionnaire


Lors d'une récente soirée entre amateurs de musique, la conversation a dérivé quelques instants sur Chan Marshall (Cat Power), et sur l'évolution récente de sa musique. Le discours qui prévalait correspondait en substance au constat suivant : "Chan Marshall semble beaucoup mieux dans sa peau, moins fragile, moins dépressive... et depuis ses disques deviennent beaucoup moins intéressants".

Nous sommes fans de Nick Drake (mort), de Joy Division (morts à hauteur 25%), de Nirvana (morts à hauteur de 33%), d'Elliott Smith (mort), pour certains de Britney Spears, Pete Doherty ou Amy Winehouse (vivants, mais le compte à rebours est lancé)... Et lorsqu'une de nos idoles s'éloigne de la mort, on la trouve moins intéressante. On se retrouve ainsi dans une situation paradoxale où l'on en vient à souhaiter, de façon indirecte, que les artistes que l'on aime souffrent. Une idée par ailleurs développée dans le pas inintéressant "Torturez l'artiste", un roman de Joey Goebel dont je reparlerai peut-être céans.

Tentative de retour aux affaires

Je me rends compte qu'il n'est pas chose aisée de faire cohabiter deux activités "éditoriales" sur Internet, quand les deux relèvent d'un loisir et rognent donc le temps libre... Certains membres d'Indiepoprock (je ne donnerai pas de nom, mais vous les retrouverez facilement) résolvent partiellement l'équation en publiant, en parallèle, leurs articles sur leurs (excellents) blogs et sur Indiepoprock. Pour des raisons qui ne regardent que moi (comprendre : "je sais pas bien pourquoi"), je trouve que ce n'est pas du jeu. Le résultat est là : ce blog est moribond, et inalimenté depuis début 2008.

Ceci représente ainsi la seconde tentative de réanimation de ces pages, je l'espère moins éphémère que la précédente...

24 février 2008

Chez le Mac

Au-delà du simple constat numérique, qui crève hélas les yeux, j'imagine que je suis en train de vieillir... En tant que têtard, voici donc deux mois que j'ai fait le grand saut : ma vie de bidouilleur est derrière moi, je suis maintenant l'heureux utilisateur d'un Mac (un iMac 20" hein, on se la donne un peu quand même). On s'habitue vite à ces saletés en fait, je pensais pas que l'acclimatation serait aussi rapide. En tout cas, en tant qu'objet, l'ordinateur est superbe : design simple et classe, silence appréciable lors du fonctionnement. Effectivement je ne vais pas pouvoir changer le disque dur toutes les 3 semaines. Reste à voir au bout de combien de temps ça va me manquer...



A niveau logiciel, si l'on veut bien omettre quelques aspects franchement pénibles, le système OS X démontre, c'est vrai, un confort d'utilisation qui va bien au-delà de la hype, et qui rend d'autant plus douloureuses, en comparaison, les faiblesses de Vista.


Parmi les points forts du système :


-C'est quand même très beau et très rapide (aussi bien pour lors du démarrage ou de l'arrêt du système que pour l'exécution des programmes).

-La fonction Aperçu de Leopard est utile et puissante.

-C'est beau.

-De même, l'utilisation de Time Machine permet de faire des sauvegardes du système sans que cela ne soit trop douloureux.

-iTunes est beaucoup plus réactif et agréable à utiliser que sous Windows.

-Exposé est grandiose ; j'ai eu un peu de mal à m'y faire au départ, mais après quelques jours, ça devient beaucoup plus naturel que Alt+Tab.

-J'ai déjà dit que c'est beau ?





Parmi les points légèrement agaçants :


-Mail est bon, sans plus. Il est, c'est vrai, meilleur que Windows Mail, mais comparé à Kontact ou Outlook on est vraiment loin du compte.

-Safari présente encore plusieurs incompatibilités sur des sites pourtant non spécifiques (la page d'administration d'Indiepoprock.net par exemple...).

-Le redimensionnement des fenêtres n'est pas intuitif (je n'ai pas trouvé le moyen de redimensionner automatiquement une fenêtre pour qu'elle occupe tout l'écran.

-L'accès aux icônes du bureau n'est pas toujours facile.

-Le Finder est quand même assez moyen en tant que gestionnaire de fichiers.



Pour être franc, ce qui me gêne le plus finalement, c'est l'absence quasi-totale de jeux... Dommage. Mais bon, après tout, quand on vieillit, on ne joue plus ?

4 février 2008

Petite cure de jouvence

Je viens de redécouvrir les vieux albums de Bad Religion ("Suffer" et "No Control"). Outre l'effet madeleine, inévitable lorsque l'on se penche sur d'aussi vieux souvenirs, il faut reconnaître que ça se tient. C'est direct, frontal voire parfois bas du front, c'est rapide, un peu brutal (mais pas beaucoup), très mélodique, au final très euphorisant. Californian punk not dead !

20 novembre 2007

Mandriva 2008

Toujours dans la lignée de ma recherche d'une distribution Linux performante, et après avoir essuyé quelques déboires sur Ubuntu 7.10 (tous liés en fait à l'état déplorable des pilotes de cartes graphiques ATI, avec une carte NVIDIA tout tourne parfaitement), j'ai tenté l'expérience sur Mandriva 2008. Pas besoin d'épiloguer, j'ai rencontré trois anomalies qui rendent impraticable ce système :

  • Le module Wifi rt2500 ne fonctionne pas avec le noyau par défaut (donc pas de wifi activé par défaut) ; il s'agit pourtant d'un composant supporté en natif par Linux depuis plusieurs années. C'est d'autant plus dommage que Mandriva, avec ses précédentes éditions, avait pris une belle avance sur la gestion du WiFi, qui reste encore et toujours un point faible des distributions Linux.
  • Le logiciel LinDVD, qui explique une partie du coût du Powerpack, ne fonctionne pas car il pointe par défaut vers le lecteur CD et non le lecteur DVD sur ma configuration, et qu'il n'existe pas de moyen simple pour changer cela.
  • L'instabilité de l'ensemble est assez inquiétante : la fermeture d'une session (pour permettre à un autre utilisateur de se connecter), se solde par un écran noir et un blocage total de la machine.

Et pourtant, le "Powerpack", fournissant un certain nombre de logiciels et de codecs par défaut, m'a coûté 39 €. C'est vraiment dommage de faire ce genre de constat, car Mandriva a par ailleurs bien des atouts à faire valoir (simplicité d'installation et d'utilisation, outils de configuration performants). Mais l'impression d'ensemble est gâchée par des erreurs de base.

19 novembre 2007

Beirut ne change pas

Après le splendide "Gulag Orkestar", le surdoué Zach Condon (21 ou 22 ans au compteur, enfin un truc indécent) revient avec "The Flying Club Cup". Ca ressemble toujours à un drôle de mélange entre Yann Tiersen et Goran Bregovic, et le moins que l'on puisse dire, c'est que Condon ne renouvelle pas sa musique... Mais ce qu'il faut surtout retenir, c'est que ce second album est, lui aussi, magnifique.

7 novembre 2007

Zen Arcade

Je viens de réécouter (un peu par hasard) le "Zen Arcade" d'Hüsker Dü, qui roupillait depuis bien longtemps dans les tréfonds les plus oubliés de ma discothèque. Je ne l'avais en fait jamais écouté avec attention.

Diantre quel son pourri.

Mais surtout, damnation, quel album.

Oui, je sais, j'ai 20 ans de retard.

31 octobre 2007

Arrête de te la péter sur MySpace !

J'ai cédé. Après près de deux ans de résistance passive et de dubitativité acharnée, j'ai ouvert hier à mon cyber-moi une page MySpace. Je me suis convaincu (ou plutôt je me suis laissé dire qu'une tentative serait la façon la plus avisée de s'en convaincre) que cet outil allait m'apporter de l'aide pour trouver des informations pertinentes à faire paraître sur Indiepoprock.net, et éventuellement me faciliter la recherche pour de nouveaux groupes ou artistes de talent. A ce stade, qu'en dire : les pages MySpace sont toujours aussi laides, le fonctionnement global du site est lent et peu intuitif... Mais bon, puisque cet étrange magma a réussi à s'imposer comme l'un des vecteurs principaux de l'information musicale, il faut en prendre son parti et rejoindre la meute. Ma page MySpace, donc : c'est tout nouveau, c'est tout pas beau, et c'est ici.

29 octobre 2007

Ubuntu 7.10

J'avais il y a quelques semaines souligné la qualité de la version 7.04 d'Ubuntu. La nouvelle version (7.10) est sortie il y a quelques jours, et elle mérite franchement un peu d'attention.


Les améliorations notables :

-Les effets visuels de Compiz Fusion sont disponibles très facilement (moyennant activation des pilotes propriétaires de carte graphique ; je rappelle également, même si cela n'est en rien une faute d'Ubuntu, que les cartes graphiques basées sur des puces ATI sont largement handicapées sous Linux).

-L'installation des codecs multimédia (MP3, MPC, DivX, etc...) est vraiment simplifiée car le système propose désormais une installation automatique de ces programmes lorsque l'utilisateur essaie pour la première fois de jouer un fichier du format correspondant.

-Le gestionnaire de réseau Wifi fonctionne enfin, sans qu'il soit besoin de passer par des dizaines de tentatives et l'édition de fichiers texte. L'ensemble pourrait cependant encore être amélioré.



Les problèmes :

-L'affichage des polices est un ton en-deçà de ce que l'on peut voir sous Windows (Vista notamment). C'est une affaire de goût également, certes, mais les polices par défaut me semblent trop grosses et donnent un aspect un peu "Fisher Price" au bureau.

-La lecture des DVD reste, encore et toujours, douloureuse à mettre en oeuvre. Ce n'est pas un problème spécifique à Ubuntu : la librairie de décryptage des DVD commerciaux n'est ni gratuite ni open-source, et ne peut donc pas être incluse dans une distribution justement basée sur des éléments purement open-source. Il n'empêche : en 2007 ce type de problème fait un peu désordre. Il est regrettable que ce point n'ait pas bénéficié d'un traitement comparable aux autres installations de codecs propriétaires.

-L'apparence générale du système, quoique pas totalement désagréable, est un peu vieillote, ce qui tranche d'ailleurs avec la puissance des effets visuels de Compiz Fusion.

-Le plus gros problème d'Ubuntu reste, à mon sens, d'être basé sur l'environnement GNOME (un des principaux environnements de travail disponibles sous Linux). L'équivalent sous KDE (à mon sens le meilleur environnement de travail) existe (Kubuntu) mais ne bénéficie pas des même efforts de développements, et cela se sent.


Dans l'ensemble, voici un système d'exploitation puissant, rapide, et gratuit. Autant de bonnes raisons d'y jeter un oeil, par exemple en utilisant le Live CD, qui permet d'effectuer quelques tests sans rien installer sur l'ordinateur...

Dur, dur

Près de deux mois depuis la dernière note sur ce blog : il faut bien reconnaître que pour l'instant l'expérience n'est pas réellement concluante. Faute de temps ? J'aurais envie de répondre par l'affirmative, pourtant c'est un prétexte que j'essaie de m'astreindre à ne plus invoquer. Je n'aime pas considérer le temps comme un carcan sur lequel nous n'avons aucune maîtrise ni aucun pouvoir. On m'objectera, bien entendu, que le déroulement du temps est inéluctable, et qu'influer sur son cours n'est pour l'instant possible que dans la théorie scientifique. Certes. Mais de façon pragmatique (Dominique, si tu me lis...), je considère que le temps dont nous disposons, certes limité par le sommeil, le travail, toutes sortes de contraintes biologiques et/ou sociales, reste suffisant pour envisager bien des activités. De sorte qu'il est inexact, et même parfois un peu hypocrite de prétendre qu'on "n'a pas eu le temps" de faire telle ou telle chose. Il est plus exact et plus franc d'avancer que l'on n'a pas PRIS le temps nécessaire, et par là de prendre conscience que cette action relève d'un choix personnel de priorités. Alors voilà, près de deux mois depuis la dernière note sur ce blog : je n'ai pas pris le temps d'écrire ici. Reste à décider si je dois accorder à cet espace une part plus importante. Ca va bien me prendre deux mois de réflexion, ça.